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Depuis le début de l'année 2018, et annoncé dans le Bridge Info l'an dernier, la LBF adopte intégralement le SEF, Système d'Enseignement Français (du bridge, évidemment !).

La toute première différence avec le SELF (à présent abandonné, Système d'Enseignement de la Ligue Francophone) est l'ouverture mineure au niveau de 1.

Dans le SELF, l'ouverture de 1 promet au moins quatre cartes dans la couleur, et du coup l'ouverture de 1♣  peut se faire avec seulement deux cartes, dans une main du style 4432). L'ouverture mineure est donc en quelque sorte asymétrique.

Dans le SEF, l'ouverture mineure se fait, bien sûr, quand il n'y a pas de majeure cinquième, mais on ouvre de la mineure la plus longue (ou plutôt la moins courte !) et :

En somme, la seule différence avec le SELF, c'est qu'on ouvre de 1avec la distribution 4432, pour laquelle on ouvre de 1♣ en SELF.
Les belges ayant déjà adopté ces ouvertures mineures parlent d'ouverture de la "meilleure mineure" (meilleure en quoi ?), quoi qu'il vaudrait mieux dire "la moins courte mineure" (en longueur... quoi que), me semble-t-il !
 

Ici, le petit avantage du SELF est que l'ouverture mineure promet toujours au moins trois cartes dans la couleur, et donc les réponses de soutien mineur du répondant sont symétriques : si le répondant n'a pas de majeure à annoncer, ni soutien dans l'ouverture majeure ni Sans-Atout à annoncer, le soutien mineure promet (en principe) d'office cinq cartes dans l'ouverture mineure du partenaire.

Adoptant donc le SEF, on peut alors envisager d'adopter la convention du SMI (Soutien Mineur Inversé) qui consiste pour le répondant à soutenir la mineure d'ouverture de son partenaire au palier de 2 avec une main forte, et au palier de 3 avec une main faible (principe de "tous les sauts sont faibles").

De cette convention, ainsi que des autres différences entre le SEF et le SELF, nous disserterons dans de futurs hebdobridges...